Poux, cailloux, genoux…

« -Dit donc! je ne sais pas si c’est la chaleur ou quoi, mais j’ai la tête qui me gratte!

– Oui, moi aussi! les bains de mer et le sable? ça doit pas aider, tu crois pas?

– les enfants se grattent aussi toute la nuit, on est vraiment pas habitué à cette chaleur! »

Ce qui nous aurait paru évident à la maison, ne nous est pas venu à l’esprit tout de suite.

Pas étonnant, car notre esprit, lui, était bien trop occupé à gérer les grattouilles agaçantes provoquées par nos adorables nouveaux compagnons: les POUX!

Il fallait se rendre à l’évidence! Chacun de notre charmante troupe en était paré. Des gros, des petits, des gris, des blancs…bref nous avons pu apprendre par la même occasion, les différentes étapes de l’évolution de la bestiole.

Heureusement, Sandrine avait prévu le peigne magique qui vient à bout du poux! fin de l’histoire.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, j’ai dû emmener mon petit casse-coup à la clinique, hier.

Suite à une cascade (dont je tairai ici la cause…), Côme s’est ouvert méchamment le genou. Ce qui aurait été un bobo vite cicatrisé sous nos cieux, est devenu une vilaine entaille.

L’eau de mer et le sable ont fini par avoir raison de ma bonne volonté à soigner ma progéniture moi-même. (malgré une trousse de secours de compétition avec tout ce qui va bien dedans!!!).

Et comme j’étais en train d’imaginer mon fils, à l’âge de 20 ans, venir me reprocher sa balafre « piratesque », j’ai fini par prendre le premier tuk-tuk qui passait par là, et nous sommes allés en urgence ( c’est-à-dire à deux à l’heure, tuk-tuk oblige!) jusqu’à la clinique « just around the corner ».

Dans la salle d’attente, une jeune hollandaise se plaignant de ses oreilles (décidément, c’est une maladie à la mode chez les touristes), et un allemand à la « gueule » cassée, attendaient leur tour.

Côme a été vite installé sur un lit recouvert d’une bâche en plastique bleue, d’où il fut invité à placer sa jambe sur un genre de barbecue…on a eu un peu peur tous les deux! (sans compter le manque de confort évident!)

En fait, je le regardais en tâchant d’avoir l’air rassurant, tout en lui disant: « tout va bien, la dame va s’occuper de toi, très bien! »…(ça se voit, là, que je ne crois pas du tout en ce que je dis!!??).

La salle était plongée dans l’obscurité, une panne de courant paralysait le quartier depuis tôt le matin.

Du coup, pas de clim ni ventilo…on étouffe, ici, non?

J’ai essuyé les perles de sueur qui coulaient de mon front, pour mieux voir: le « barbecue » n’était en fait, rien d’autre que la table opératoire, dans laquelle l’infirmière laissait tomber les bouts de coton, et autres ustensiles usagés à travers la grille.

En jetant un coup d’œil dedans, Côme a constaté que le patient précédent avait bien dû douiller!

L’étape critique, pour lui, a été de lui percer l’abcès (hihi, désolé!).

La soignante a bien failli se prendre la jambe gauche (elle, tout à fait saine), sur le coin du nez…fallait pas lui raconter que tout était fini, avant que ça ne le soit vraiment, madame! Comme j’avais anticipé l’évènement, je me suis jetée sur la dite jambe, afin d’épargner notre bienfaitrice. Il s’en fut de peu!

Tout est bien qui finit bien. Côme s’en sort avec des antibios ( au goût mangue, parce-qu’on est en Thaïlande!) et un gros pansement à changer chaque jour, avant de pouvoir profiter à nouveau des joies de la plage.

lanta1902 013

(après toutes ces émotions, on a partagé un bon coca bien frais!)

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