J’irai dormir chez les Dzays.

Je dois vous avouer que lorsque j’ai lu programme, j’ai mis mon masque de « mère sourire…je vais bien, tout va bien », parce-que je ne croyais pas une seconde que mes trois louveteaux, encore un peu barbouillés, allaient suivre pendant ces deux jours de randonnée.

Hebergeur d'image

Oui, mais comment résister à l’appelle de la montagne…non, impossible!

Alors, on est parti.

Pour réduire quand même un peu, les kilomètres prévus, nous avons fait les 5 premiers en voiture.

A notre arrivée, une horde de vendeuses de la tribu des Dzaos rouges, nous empêchait presque de sortir du véhicule.

Nous avons fait nos premiers pas…très accompagnés. « comment tu t’appelles?, where are you from?, tu veux acheter?, cé pas chér, madame… »

Très rapidement, c’est l’émerveillement!

Hebergeur d'image

Tout est si grandiose, et je me sens toute petite!

Bienvenue au pays des rizières en terrasse.

Hebergeur d'image

Hebergeur d'image

C’est la saison pendant laquelle les vietnamiens s’occupent de remettre en état les rizières, cueillent les semis et commencent à replanter.

Bientôt la saison des pluies viendra abreuver les récoltes.

Tout le village est très affairé.

Chaque habitant détient sa rizière, mais c’est avec l’aide de ses voisins qu’il travaille. Puis, à tour de rôle, ils offrent leur aide.

En septembre, il sera temps de récolter l’or blanc.

Nous traversons le village de Lao Chai, nous y faisons une petite pause, car le ciel est menaçant.

Si le riz attend la pluie, nous, on préfère s’en passer!

Je me nourris de la beauté du site, pendant que Clément rêve de mettre les pieds dans la boue pour aider les villageois.

Hebergeur d'image

Hebergeur d'image

Mais la pluie finit par tomber, nous trouvons alors refuge chez un vieil homme de la tribu des Dzaos rouges.

Hebergeur d'image

Les enfants en profitent pour tester leur nouveau jeu: le Da Ca ( c’est une plume de canard accroché à un morceau de plastique, que l’on s’envoie avec le pied, sans la faire tomber).

Après la pluie…les canards vont à la mare alors que mes canards, eux, en ont marre!

Hebergeur d'image

… »C’est quand qu’on arrive? »

Le village de Tavan et la tribu des Dzays nous accueillent finalement pour la nuit.

Hebergeur d'image

Nous préparons le repas avec eux…nous avons appris à rouler les nems! (non, pas sous les aisselles!)

La cuisine est …épurée, mais il y a tout ce qu’il faut pour préparer un bon repas.

Hebergeur d'image

La petite fille de la famille, qui s’appelle Tchiot (ah! ça a bien fait rigoler les garçons, bande de p’tits salopards!) fait le spectacle en chantant et en…se coinçant le doigt dans le ventilateur, au passage!

Nous avons dormi à l’étage, sous les moustiquaires, sans climatisation, mais l’air de la montagne nous offre sa fraîcheur.

Hebergeur d'image

Le coq de la maison (un vrai chien de garde) a fait office de réveil.

Hebergeur d'image

Vinh, notre guide, est un peu inquiète ce matin, et me prévient que le parcours prévu aujourd’hui est très escarpé, elle pense que ce sera trop pour les enfants…c’est mal les connaître!

Ils ont couru comme des lapins de garenne et nous ont semé à plusieurs reprises. Elle n’en croyait pas ses yeux!

Oui, oui, ce sont les mêmes qui trainaient la patte hier!

Bah oui! c’est quand même plus sympa quand on peut se prendre pour Indiana Jones!

Hebergeur d'image

Hebergeur d'image

Hebergeur d'image

Nos amis du jour, des papillons gros comme des oiseaux, par centaines, nous ont tenu compagnie.

En bon aventurier, nous étions tout crottés à la fin de la marche, alors nous avons rincé nos chaussures en mettant directement nos pieds chaussés dans la rivière.

Hebergeur d'image

Hebergeur d'image

Hebergeur d'image

Du coup, les derniers kilomètres se sont fait au rythme des « pchitt, pchutt… ».

A l’heure qu’il est, nos chaussures sèchent sur le balcon, et nous, nous prenons du repos, bercés par toutes ces belles images dans nos têtes.

Hebergeur d'image

Hebergeur d'image

Publicités

14 réflexions au sujet de « J’irai dormir chez les Dzays. »

  1. Chaque jour offre son lot de beauté. Ce trek, ponctué de rencontres, va vous marquer à jamais. Quelle richesse pour les garçons… ils vont se construire avec un regard tourné vers l’autre, vers l’extérieur. Une merveilleuse leçon de vie !

    • pour le moment je ne mesure pas bien ce qu’ils garderont de tout ça…je pense que nous allons devoir digérer tout ça, avant de pouvoir nous saisir de la richesse engendrée par ce voyage.
      Pourtant, quand je me mets en colère après eux pour les mêmes choses…immuables choses…qui font le quotidien, je me demande si ça va vraiment changer? :/

      • Bien sûr, ils restent les mêmes, avec des préoccupations liées à leur âge ! Cependant, ils vont grandir avec une ouverture d’esprit que l’école (j’entends l’Education Nationale) ne saurait, ne pourrait leur offrir : là, c’est l’école de la vie.
        Bonne route vers Hanoi.

  2. Encore un très beau reportage 🙂
    …et si je peux me permettre de rebondir sur le propos précédent, les enfants récoltent chaque jour le fruit de ce que tu leur offres, ils changent à chaque instant, n’en doute pas…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s